Souvent dans l’ombre des aides-soignants et des éducateurs spécialisés, une autre profession agit avec tout autant de bienveillance : celle des aides médico-psychologiques. Moins connue du grand public, elle n’en est pas moins essentielle. L’AMP joue un rôle clé dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap mental, moteur ou sensoriel. Ils contribuent chaque jour à leur bien-être et à leur qualité de vie. Ce métier permet de créer du lien tout en apportant du soin à ceux qui en ont besoin.

« Ce nest pas seulement aider à faire la toilette ou servir un repas, cest accompagner la personne au quotidien, l’aider à maintenir son autonomie, laccompagner dans ses décisions et ses propres choix grâce à l’autodétermination, » nous explique Nadine, AMP depuis bientôt 32 ans.

Ce métier n’est pas toujours facile : il faut du calme et de la patience. Présents chaque jour auprès de leurs résidents, ils réalisent les toilettes, le lever et le coucher, mais organisent aussi des activités d’éveil pour les enfants, stimulent la mémoire des personnes âgées ou encouragent une personne en situation de handicap à s’exprimer, en apprenant par exemple le langage des signes.

Un travail stimulant qui permet de rompre l’isolement : « Cest valorisant de les voir heureux lorsque lon organise des fêtes, des marchés de Noël ou dautres animations. »

Être AMP apporte autant aux personnes qu’aux soignants : « À force d’accompagner des personnes atteintes de handicap, on réalise à quel point les relations humaines sont importantes pour tous et on ressent une certaine fierté de voir s’épanouir nos résidents.»

Une profession qui nécessite de se protéger psychiquement tout en restant à l’écoute des autres. Aider les personnes à se sentir intégrées malgré leurs différences est un défi quotidien, souvent en manque de considération et de reconnaissance de la part du milieu professionnel. Aujourd’hui, plus de 85 000 AMP exercent en France pour apporter de la joie et de la bonne humeur à ceux qui en ont besoin… et parfois avec un simple sourire !

Par Andréa VAUTHEY